Actualité

Le 25/04/2009

Olivier Maingain pour une autre réforme de l’ Etat

Dans une interview accordée à David Coppi du quotidien « Le Soir », et publiée ce samedi, Olivier Maingain explique qu’il est favorable à une autre réforme de l’ Etat.

« La crise que nous traversons est aussi celle de l’autorité publique » signale le président du FDF qui sera réélu ce dimanche 26 avril au Centre culturel de Woluwe-Saint-Pierre où le parti amarante tiendra un congrès électoral et statutaire

« A la différence de certains pays où la tradition du respect de l’Etat est inscrite dans les gènes politiques, chez nous ce n’est pas le cas, pire même cela s’aggrave. Nous assistons à l’affaiblissement de l’autorité publique. Voyez ce qui se passe dans les prisons par exemple. On a abandonné la notion de prérogative régalienne de l’Etat et promu l’Etat entrepreneur, prestataire de services plutôt que régulateur, évaluateur, prospectif. »

Olivier Maingain a raison. Quand on voit que les peines de prison de trois ans et moins ne sont plus purgées par manque de places dans nos prisons, alors que pour « prendre » trois ans de prison il faut commettre un délit grave, on est en droit de se poser des questions sur l’efficacité de l’Etat dans lequel nous vivons. Idem en ce qui concerne la petite criminalité, à peine arrêtés en flagrant délit les délinquants sont relâchés. Et quand un jeune dangereux est intercepté, on le libère par manque de places dans les centres spécialisés...

En ce qui concerne l’autorité publique, le président du FDF ajoute que le problème de la bonne gouvernance est très important. « Les dérives constatées ces dernières années ont miné la confiance du citoyen. » Et comment, à cause de honteux dérapages ( la plupart du temps signés PS...), de très nombreux citoyens n’ont plus du tout confiance dans le monde politique, son autorité en a pris un terrible coup.

Le patron amarante estime également qu’il est malhonnête de parler de crise libérale, comme le fait notamment avec un malin plaisir Elio Di Rupo « C’est faire le procès du libéralisme à partir d’un certain capitalisme, comme si on faisait le procès du socialisme à partir du communisme... Le discours libéral-réformateur, du moins du côté francophone, n’a jamais été thatchérien ni reaganien. »

Olivier Maingain pense aussi que, si on veut relever Bruxelles (20% de chômeurs, 35% chez les jeunes, des milliers de demandes d’un logement social en attente, des problèmes de mobilité de plus en plus graves...) il faut mettre un terme à l’ Olivier (PS-Ecolo-cdH) «  J’ajoute qu’il est nécessaire d’avoir la même majorité à Bruxelles et en Wallonie si l’on veut assumer une réforme de l’Etat et unir les francophones. »

Guy Debisschop Porte-parole


commenter

Dans la même rubrique

rechercher

Perspectives francophones